Donnons-nous la chance à l’ailleurs ?
L’astrophysicien et philosophe Aurélien Barrau nous propose un discours sur l’état actuel du monde. Il nous invite à réfléchir sur ce qui mérite réellement de vivre, face aux guerres, à la destruction des écosystèmes, aux rapports de domination et à d’autres thématiques d’actualité. Et pour cela, il convoque l’art et la beauté, capables de susciter une résistance esthétique.
Dans un propos sans fard et très politique, Aurélien Barrau affirme que la destruction du vivant et le dérèglement climatique ne sont pas des catastrophes imprévues, mais les conséquences directes des choix politiques, économiques et culturels de nos sociétés. Le modèle dominant, fondé sur la croissance économique illimitée et l’exploitation intensive des ressources naturelles, est incompatible avec les limites physiques de la planète.
Aurélien Barrau critique également l’idée selon laquelle les innovations technologiques pourraient résoudre à elles seules la crise environnementale. Il estime que cette confiance excessive dans la technique permet souvent d’éviter de remettre en cause le système qui produit les problèmes.
Face à cela, l’art et la beauté peuvent contribuer à réenchanter notre relation au monde. En suscitant de l’émotion, de l’émerveillement et de la sensibilité envers le vivant, ils permettent d’interroger ce qui est beau et de le voir. Partant de là, il est possible de sortir des attendus systèmiques, des conformismes de l’idéologie dominante, en se demandant quel avenir ou quel possible nous souhaitons embrasser ?
Dans cette perspective, la culture et la création artistique deviennent des forces capables d’ouvrir de nouveaux horizons, de résister aux modèles dominants et d’inspirer d’autres façons de vivre.
Claire FABRE
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